C’EST AVEC UN IMMENSE HONNEUR QUE J’AI RECU LE MAIL SUIVANT DU POETE DE RENOMMÉE INTERNATIONALE MAXIME N’DEBEKA

Bonjour Cadet,

J’ai mis du temps avant de te faire ce mot. En général, je me méfie de mes premières impressions quand qu’il s’agit de poésie. Je lis une fois jusqu’au bout si le texte me tombe pas des mains ; puis j’attends si le texte me signe, s’il m’appelle. Je t’ai donc lu plusieurs fois…
Josué Guébo ne s’est pas trompé. Sa préface illumine admirablement ton texte. « La Mère Rouge » est un texte d’un authentique poète. Il n’est pas un travail cérébral mais bien un évangile de ta vie, de la vie des populations de Côte d’Ivoire, de tous les africains. Ce que la Côte d’Ivoire a vécu et vit encore c’est la commune situation de notre Continent. La souffrance ta souffrance, la douleur ta douleur, les larmes tes larmes, la colère ta colère, mais la foi ta foi en ta terre, en l’homme sont bien chair vivante dans ton recueil. « La Mère rouge » respire une réalité de toi qui me touche. Tu es un poète. Un créateur. Car l’effondrement humain dans la nuit de la désespérance ne t’abat pas. L’échec de la poésie ( comme celui des religions ) et l’impuissance du poète devant l’état de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique, du monde n’a pas raison de toi. Tu relèves le défi pour continuer à célébrer la gloire de la poésie et du poète dans le refus de s’admettre vaincu. Même en rampant sur le sol tu te bats avec les mots pour faire émerger la promesse d’un terre de bonheur, d’un continent de beauté et de fraternité. Utopie peut-être. Mais Utopie vitale. D’ailleurs peut-il en être autrement pour l’âme d’un poète… ?
Un futur humain existe pour la Côte d’Ivoire, pour notre Afrique, pour le monde. Merci poète de me le rappeler.

Bon courage. Honneur aux poètes.

Maxime N’DEBEKA

mail reçu le 17 novembre 2016.

 

Un court extrait du texte « Parle perle » :

PARLE PERLE !

perle

perle-des-lagunes

perle-mellifère-de-mon-Éburnie

aujourd’hui désunie

perle

parle !!!

parle-moi !

pourquoi ces silences stridents

aux coins de tes rues interloquées

tes rues ruisselantes de monde hier

aujourd’hui inertes désertes

atteintes d’un mal abyssal au faîte du laid ?

et cette parade des ennemis de la vie

à cheval sur tes routes rouges de chaos et de sang ?

quid de la désolation sur ton cœur endolori ?

perle

perle-aurifère-aux-couleurs-gratte-ciel

perle-céruléenne-de-mon-Éburnie

ce soir ternie par cette hernie te niquant à l’encan

perle

parle !!!

parle-nous !

pourquoi ces fleuves qui perlent ta face effacée ?

où se cachent se couchent tes rires éternels

et tes liesses vêtues de soleils ?

mes yeux béants ne saisissent plus

la mélodie des innombrables véhicules

suspendue à tes lèvres de lady

ni les insoucieux et joyeux sifflotements

des festivaliers fiers et infatigables

qu’un chapelet de bars et bistrots versicolores

retenaient captifs chaque nuit chaque week-end

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